Merci.

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# Posté le samedi 09 janvier 2010 17:06

Courrier en réponse au communiqué de la Chambre d'Agriculture sur Lézignan, commune libre.

Courrier en réponse au communiqué de la Chambre d'Agriculture sur Lézignan, commune libre.


COMMUNIQUE DE LA CHAMBRE D'AGRICULTURE DES HAUTES-PYRENEES




La Chambre d'Agriculture des Hautes-Pyrénées et son Président ont été destinataires de divers documents émanant d'un groupe d'habitants du village de Lézignan au sujet de la construction d'une étable « à stabulation libre ». Il n'était pas du tout dans notre intention de rentrer dans le débat électoral de la commune et de participer à la polémique, mais compte-tenu du fait que nous avons été saisis, je me dois d'apporter, ici, quelques précisions et de rétablir quelques vérités.

Le projet concerné, porté par un jeune agriculteur, est un véritable projet économique. Contrairement à ce qui est avancé, ce projet s'inscrit dans la droite ligne du Grenelle de l'Environnement. Il répond tout à fait aux contraintes environnementales prescrites par la loi et il améliore considérablement la situation actuelle :

Tout d'abord, sur le plan environnemental : fumière couverte, canalisation des eaux de pluie, étanchéité des surfaces de stockages des effluents d'élevage, salle de traite aux normes. Prétendre le contraire est une contre vérité. L'Administration ne s'y est pas trompée puisqu'elle a donné l'autorisation de construire.

Nous tenons, également, à rappeler, que l'agriculture est un secteur économique de première importance. Pour établir une comparaison, il faut savoir qu'en Midi-Pyrénées :

1. l'agriculture et l'agroalimentaire, premier secteur employeur de main d'½uvre, génèrent 105 000 emplois, à savoir 50 % de plus que l'aéronautique, AIRBUS et tous ses sous-traitants confondus,
2. le tourisme, secteur également prépondérant à l'économie régionale, génère 50 000 emplois.

S'agissant des conditions de travail pour l'exploitant et sa famille, la construction du bâtiment aura pour effet de réduire considérablement la pénibilité du travail et d'améliorer la compétitivité de l'entreprise, aussi, il est intolérable pour nous de voir des personnes s'opposer à l'amélioration de la qualité de vie des agriculteurs.

Le positionnement prévu pour le bâtiment est éloigné de 80 mètres de la zone bâtie et de la même distance de l'étable déjà existante qui abrite, faut-il le rappeler, 35 vaches adultes et autant de génisses (à savoir un total de 70 têtes de bétail). Cette nouvelle construction aura donc pour effet d'éloigner la présence des animaux à plus de 80 mètres des habitations, ceci constituant une amélioration notable par rapport à la situation actuelle.

Notons, au passage, l'importante contradiction.

Si l'élevage ne pose pas de problème aujourd'hui, nous ne savons pas pourquoi il génèrera, demain, toutes les nuisances qu'on veut bien lui attribuer alors qu'il sera plus éloigné des habitations, et mis aux normes sur une parcelle de 3 Ha, située non pas au c½ur, mais à la lisière du village. Nous devons faire observer que LEZIGNAN est un village rural et que la qualité de vie que les mêmes personnes lui reconnaissent, caractérisée par un cadre et un paysage verdoyants est « produite » par les hommes et les animaux, à savoir, par les agriculteurs et l'élevage.

Nous tenons à faire observer que tous les documents d'urbanisme élaborés sur les Hautes-Pyrénées et sur la France entière se doivent de prendre en compte l'activité agricole. Nous osons, donc, espérer que l'agriculture a encore droit de cité à LEZIGNAN aussi, lorsque les signataires des différents courriers mentionnés ci-dessus écrivent qu'il n'est pas dans leurs objectifs d'empêcher les agriculteurs de travailler, nous émettons quelques réserves sur ces affirmations. Pour notre part, nous préférerions, en effet, qu'ils mettent tout en ½uvre afin que lesdits agriculteurs puissent exercer leur activité en toute tranquillité.

Nous affirmons que ce projet contribue à cette qualité de vie du mode rural ou rurbain que beaucoup de citoyens apprécient. Vous pouvez, donc, compter sur la contribution de la Chambre d'Agriculture pour qu'il en soit ainsi, et être assurés qu'elle mettra tout en ½uvre pour améliorer et pérenniser cette qualité de vie.

Par contre, nous nous opposerons, par tous les moyens à notre disposition, à toutes tentatives irresponsables animées par des motivations individuelles ou collectives totalement irrecevables, et,

Nous mettrons tout en ½uvre pour qu'il y ait encore, demain, des agriculteurs et des bâtiments d'élevage sur les Hautes-Pyrénées ; en effet, nous considérons cela comme étant d'utilité public, et nous en avons besoin pour vivre, tout simplement.

Le Président de la Chambre d'Agriculture

J. L. CAZAUBON




Courrier en réponse au communiqué de la Chambre d'Agriculture sur Lézignan, commune libre.

Monsieur le Président de la Chambre d'Agriculture,

Sous la forme de trois démonstrations, vous entrez au centre du débat électoral et au c½ur de la polémique qui déchire Lézignan jusqu'à dimanche, jour d'élection municipale. Vous le faites d'une façon experte, par un communiqué publié ici ou là, peu importe, mais publié le jeudi 7 au soir précédant le scrutin et c'est court ; vous pouvez répondre que la campagne officielle cessera vendredi 8 à minuit et que la date de publication de votre communiqué est donc légale. Certes. Mais s'il prenait l'envie à un éventuel contradicteur de vous répondre, s'il n'est lui-même expert, il faudrait qu'il soit non seulement rapide et réactif mais encore à l'affut de l'insidieuse parution.

Je n'ai aucune de ces qualités de prédateur, mais je vais quand même répondre, trop tard, de façon maladroite mais sincère puisque personne ne m'a rien demandé.

Lézignan est une commune libre non seulement parce que les lois de décentralisation le garantissent mais aussi parce que ses citoyens le sont eux aussi.
Non seulement ils sont libres, mais en plus, pour exercer cette liberté, ils disposent d'un atout précieux, l'information.

Les citoyens libres de la commune libre de Lézignan doivent être à présent les mieux informés des Hautes-Pyrénées et de France sur les permis de construire, les documents d'urbanisme, leurs délais, leurs procédures, leurs exceptions et leurs vicissitudes.

Les citoyens libres de la commune libre de Lézignan connaissent aussi les contraintes subies par les agriculteurs ; elles sont nombreuses et leur métier est difficile. Tout le monde en convient et tout le monde désire une agriculture rentable, autosuffisante, diversifiée, maîtrisée, sûre, proche et respectueuse de l'environnement.

Vos trois démonstrations mettent en cause ces évidences.

Les parsemer de nombreux « tout d'abord », « aussi », « à savoir », « donc », « en effet » ne les rendent ni plus logiques, ni plus convaincantes.
Les lester de participes passés et d'adverbes les empêche de s'élever.
Les trancher de virgules incessantes annule tout espoir de fluidité.

Les soutenir par l'emphase des répétitions nombreuses n'aide ni l'intelligence de vos lecteurs ni leur sens critique.
Je vous cite : « (...) et il améliore considérablement la situation actuelle. » Plus loin : « (...) constituant une amélioration notable par rapport à la situation actuelle. »

Un autre exemple : « (...) Lézignan est un village rural et que la qualité de vie... »
Plus bas : « (...) contribue à cette qualité de vie du mode rural ou rurbain... »
Trois lignes encore plus bas : « (...) pour améliorer et pérenniser cette qualité de vie. »
On a compris.

Le fait de les larder d'expressions hautaines pleine de mépris à l'égard des citoyens crée un recul choqué impropre à leur lecture, voire à leur compréhension.

Mais il faut en passer par là, par ce petit triomphe sur la répulsion, par cet effort exigé par le rédacteur à son lecteur, car les écrits restent et les imprimantes sont là pour ça.

Quand vous écrivez, je cite : « (...) je me dois d'apporter, ici, quelques précisions et de rétablir quelques vérités. » et plus bas : « (...) prétendre le contraire est une contre vérité » et plus bas encore : «  (...)nous émettons quelques réserves sur ces affirmations », supposez-vous que les rédacteurs des courriers que vous avez reçus sont des menteurs ?

Quand vous évoquez, je cite : « divers documents émanant d'un groupe d'habitants » n'est-ce pas une façon hautaine de traiter un courrier qui demanda, je suppose, des efforts de récollection, des efforts d'analyse, de synthèse et de rédaction, en plus du papier et du timbre ?

N'est-ce pas une façon méprisante de traiter les citoyens, responsables et libres, en leur prêtant l'intention de commettre, je cite : « toutes tentatives irresponsables animées par des motivations individuelles ou collectives totalement irrecevables (...) » ?

A propos, savez-vous que notre Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen avec notre Constitution nous garantissent ces « motivations individuelles ou collectives » dont vous vous méfiez ? Et si elles sont irrecevables, pourquoi les recevoir, si ce n'est pour les dénigrer et polémiquer ?

N'est-ce pas une façon méprisante de traiter les citoyens, responsables et libres, que de les rassembler sous le terme de « groupe »? Pourquoi pas « tribu » ou « bande » tant qu'on y est ?

Quant à vos trois démonstrations selon lesquelles le projet de l'éleveur est conforme à la loi, qu'il respecte l'environnement puisqu'il respecte le Grenelle de l'environnement, que l'agriculture est importante dans notre région en termes d'emplois, devant l'aéronautique et devant le tourisme, elles s'enlisent.

Sur un ton menaçant : « Par contre, nous nous opposerons, par tous les moyens à notre disposition... » plein d'arrière-pensées, vous ne faites aucune démonstration logique et vous ne convainquez personne. Vous émettez une simple opinion, à la portée de tous ceux qui ne sont pas d'accord avec vous et au plus mauvais moment.

Malgré vos dénégations gourmandes : « il n'était pas du tout dans notre intention de rentrer dans le débat électoral et de participer à la polémique » vous y voici plongé depuis cette publication.

Mais les citoyens libres de la commune libre de Lézignan auront le dernier mot, comme souvent.

Meilleures salutations,
Jean-Luc Laplagne.

# Posté le vendredi 08 janvier 2010 06:36

La vidéo

La vidéo : « Ville de Lourdes, Bonne Année 2010 » est gratuite sur Dailymotion. Une musiquette libre de droits vient souligner des panoramiques répétitifs.

En dvd gravés à des milliers d'exemplaires puis distribués dans les boîtes aux lettres, elle a servi d'étrennes aux habitants de Lourdes.








Dès les premières images, une rescapée tutsie contemple la ville depuis le château, ignorant sans doute que, dans ces rues surplombées, les guerres de religion faisaient des milliers de morts, en 1569. A moins qu'il ne s'agisse d'une réfugiée hutu accusée de crime contre l'humanité ? Auquel cas, elle le sait peut-être.

Deux minutes trente quatre, « Partagez » en incrustation sur la basilique supérieure. D'accord. Mais vous aussi.
A la 41ème seconde, la petite balle entre dans le trou n° 11.
A la 50ème seconde, Monsieur Whouaouh-Je-suis-partout passe en bicyclette.
Deux minutes quarante deux, une jolie brune.
Deux minutes quarante quatre, une autre jolie brune.

La boîte de comm' déclare sur son site web : « Ecriture : Concevoir votre projet à partir de vos besoins de communication selon un axe de développement qui vous ressemble. Imaginer une narration qui rende accessible un contenu, quel qu'il soit, au public que vous visez. »

Le message écrit est donc le suivant : « Regardez ;Goûtez ; Soufflez ; Jouez ; Respirez ; Rencontrez ; Voyagez ; Découvrez ; Vibrez ; Bien avec Soi-même ; En paix avec les Autres ».

Pour que cette « Ecriture » soit exacte, encore eût-il fallu qu'ils ajoutassent : « Subissez. »

Jean-Luc Laplagne,
citoyen attentif et curieux.

# Posté le jeudi 07 janvier 2010 16:24

Modifié le jeudi 07 janvier 2010 16:36

La Dépêche du Midi recycle internet. ( mais avec des nuances ).

La Dépêche du Midi recycle internet. ( mais avec des nuances ).
La Dépêche du Midi recycle internet. ( mais avec des nuances ).

La Dépêche du Midi, quotidien régional, recycle le meilleur d'internet. Le compte rendu du conseil municipal du 9 décembre 2009 est un exemple de copié-collé pratiqué par ce journal.

Le titre est différent.
Dans La Dépêche, « Et l'opposition quitte la salle... » paraît en version papier le vendredi 11 décembre.
Sur Pyrenews, « Conseil municipal : la désignation du délégué de la CCPL met le feu aux poudres » est mis en ligne jeudi 10 décembre 2009 vers midi, en primeur mondiale.

A la première phrase, le verbe « être » est conjugué à un autre temps.
Dans La Dépêche, il est au passé simple, beaucoup plus luxueux que l'imparfait banal de Pyrenews.

Dans La Dépêche, des renvois à la ligne suivante disparaissent : le papier, ça coûte !
Sur Pyrenews, c'est plus aéré, plus éthéré. Les internautes ont des exigences d'esthètes.

Dans La Dépêche, on a droit à la traduction en acronyme de la Communauté de Communes du Pays de Lourdes : CCPL est-il précisé. Les lecteurs ont droit à des informations calibrées ; ils en veulent pour leur argent.
Sur Pyrenews, pas de traduction. Le lecteur, mi-pirate, mi-zappeur, doit deviner seul que ça se dit CCPL... En plus on le lui dit dans la ligne suivante... Mais alors, sont-ce les lecteurs de La Dépêche que l'on prendrait pour des idiots ?

Dans La Dépêche, on leur précise le nom de la déléguée de l'opposition qui siégeait jadis à la CCPL.
Sur Pyrenews, débrouillez-vous pour faire une recherche avec Google pour retrouver l'info : c'est malin !

Dans La Dépêche, la phrase de la réponse du maire est après le sous-titre dramatique : « Un déni de démocratie »
Sur Pyrenews, elle se trouve avant.
D'accord, ça ne change rien mais, comment dire, sur La Dépêche, en pied de colonne, ça fait tout de suite plus emphatique, plus théâtral, -oserais-je spectaculaire ?-, plus spectaculaire. On bichonne les lecteurs de La Dépêche en créant un suspense insoutenable pour franchir le gué et leur faire lire tous les paragraphes.
Sur Pyrenews, on est moins exigeant mais on sait que le papillonnant lecteur, cliqueur frénétique, entre la vidéo du chat qui tire la chasse et celle du Lipdub des jeunes pop, n'a point besoin d'affèteries éditoriales. Du brut ! Du massif ! Des lignes !


Dans La Dépêche, il manque la phrase sur l'intervention d'un conseiller de la majorité.
Sur Pyrenews, elle y figure. Normal, comme on vient de le voir. En plus, comme il est de la famille de la concurrence de Lourdes-infos, on le tacle gratuitement avec les sous-entendus.


Dans La Dépêche, il manque la phrase d'un conseiller municipal de la majorité sur les règles du conseil et la prise de parole.
Sur Pyrenews, elle y est.


Dans La Dépêche, une phrase change de fin : « L'opposition s'est ensuite levée comme un seul homme et a quitté la salle de façon quelque peu théâtrale et visiblement préparée puisque quelques minutes plus tôt, chacun avait déjà rangé ses affaires, boutonné sa veste. »

Sur Pyrenews, « L'opposition s'est ensuite levée comme un seul homme et a quitté la salle, faisant dire un peu plus tard au maire de Lourdes que : « les meilleurs sont restés ».»


Dans La Dépêche, la Phrase Assassine, à propos du sapin de Noël métallique, (non mais quelle idée aussi ! ) a été caviardée. Elle est toute ramollo.
Pour l'intégrale qui claque, il faut aller sur Pyrenews : « le sapin métallique, sensé représenter un sapin de Noël et qui est quasiment la seule faute de goût des illuminations cette année, installé devant la mairie, fait l'objet d'une convention de trois ans !» ( Sous-entendu, il est moche et c'est long. )

Si on reproche « quasiment » des fautes de goût aux élus et aux salariés de la ville, autant le faire en évitant les fautes de sens : « sensé représenter un sapin de Noël » doit s'écrire : « censé représenter un sapin de Noël ».

Vous n'avez qu'à vérifier vous-même. D'ailleurs, c'est bien simple, ils l'ont corrigé comme ça dans La Dépêche.

# Posté le vendredi 11 décembre 2009 15:08